France, 2012, Fiction, Couleur, 16’43
Numéro de visa : 129.781
Disponible jusqu’au 31 décembre 2019
Mots Clés : Humour, Sport, Famille, Père

Comme chaque année, c’est l’heure du grand match entre Philippe et Yannick, le père et le fils. Comme chaque année, le fils est un peu plus fort. Comme chaque année, le père est un peu plus vieux. Il n’est jamais facile pour un champion d’abandonner son titre.

Réalisation : Vital Philippot

Scénario : Vital Philippot, Just Philippot

Image : Benoît Feller

Montage : Julie Delord

Son : Renaud Duguet

Interprétation : Martin de Myttenaere, Marc Chaulet, Philippe Rebbot

Production : Année zéro

Primé aux :

Festival international du court métrage de Clermont-Ferrand (Prix France Télévision – 2013)
Courts en betton (Prix Ado – 2013)
Cinéma au parfum «Les toutes premières fois» à Grasse (Prix d’interprétation masculine – 2013)
Off courts à Trouville-sur-Mer (Prix du public de la ville – 2012)
Festival des Nations à Ebensee (Autriche – Mention Ours d’or – 2013)

"Tennis Elbow" fait partie de ces comédies, à la fois drôles et intelligentes ; que l’on voit parfois, trop rarement à vrai dire, dans le champ du court métrage. La valeur comique du film tient beaucoup à l’inénarrable Philippe Rebbot, que l’on voit de plus en plus au sein du cinéma français. Son caractère lunaire est moins marqué qu’à l’ordinaire, mais sa maladresse, qui semble lui coller à la peau, empiète sur son statut de père, peu diplomate et aveuglé par sa passion dévorante pour le tennis. N’a-t-il pas appelé ses deux fils Yannick et Henri, en bon aficionado des glorieuses années 1980 de ce sport majeur ? Le regard de Vital Philippot se place à juste distance pour observer que derrière le burlesque de ces défis entre père et fils, où la symbolique freudienne s’insinue aisément, une véritable tendresse se dégage. Et la mélancolie de voir ses enfants grandir tandis qu’on se rapproche d’un vieillissement inéluctable donne de la densité à une histoire à qui suffirait pourtant la drôlerie de ses situations. Tourné à Saint-Bernard du Touvet, dans les reliefs de l’Isère, ce deuxième court métrage met en scène un bien singulier western, confrontation consanguine à la clé.

 Court-métrage aidé en production par la Région Auvergne-Rhône-Alpes, en partenariat avec le CNC

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